Les différents métiers de l'apiculteur

Un apiculteur est avant tout un agriculteur. Il travaille avec le vivant et dépend de la météo. Et souvent, comme l'agriculteur d'ailleurs, il ne se contente pas de s'occuper du mieux qu'il peut de ses abeilles car il doit jongler entre plein de métiers/casquettes.

En tant qu'apiculteur, je jongle entre différentes activités. Je suis avant tout éleveur d'abeilles mais aussi éleveur de reines, je fais de la transhumance de ruches (sur l'acacia ou le châtaignier), je récolte le miel, je le commercialise,... Je suis amené à faire plein d'autres activités...

Je dois bricoler/dépanner/réparer

Je ne fabrique pas mes ruches, même si ça ne serait pas forcément très compliqué. J'utilise un modèle standard et il est facile de trouver les dimensions. L'avantage d'utiliser un modèle standard, c'est que tous les vendeurs de matériel apicole le vendent et on peut donc comparer facilement.
En revanche, dès qu'on sort un peu du standard, c'est différent. Certains vendeurs proposent par exemple des ruchettes (petites ruches pour faire des essaims artificiels) mais ils n'ont pas forcément respecté les dimensions standards et le nourrisseur ou parfois même le toit est trop petit. Il faut adapter. Cela n'a rien de complexe mais cela demande du temps, des outils,...

Je suis paysagiste

En début de saison et avant l'hiver, j'essaie de faire place nette aux abords des ruches pour pouvoir circuler plus facilement mais aussi pour que l'environnement des ruches soit plus sain, pour que l'air circule mieux. Evidemment, je peux être amené à le faire pendant la saison quand les herbes poussent trop !
Suivant l'emplacement, on peut être amené à être "bucheron". L'année dernière, un arbre est tombé juste à côté - heureusement - d'une de mes ruches. Il a fallu découper/tronçonner cet arbre.

Je fais du sport, beaucoup de sport

Pas besoin d'aller à la salle ! Pendant la saison apicole, je porte de lourdes charges qui en cumulées peuvent représenter des dizaines de tonnes. Prenons par exemple ce printemps avec une vingtaine de ruches en production : c'est-à-dire qui sont en capacité de produire du miel et ont donc des hausses. A la mi-avril ces 20 ruches avaient toutes au moins 2 hausses, certaines en avaient 3 et quelques-une en avaient 4. Une hausse pleine de miel pèse entre 25 et 35/40 kilos. Pour simplifier le calcul on va partir sur 25 kilos. Lors d'une visite de contrôle pour casser les cellules d'essaimage, je dois enlever les hausses au dessus du corps de ruche. J'ai déjà porté 50 kilos (25 par hausse). Je visite le corps et ensuite je remets en place les hausses et je porte de nouveau 50 kilos, soit 100 kilos de porter pour une ruche. Si on multiplie par 20, cela fait 2 tonnes pour une seule journée. Pendant la période d'essaimage, dans ma zone, entre mi-avril et mi-juin environ, je fais une visite par semaine. Cela fait environ 8 semaines, donc 16 tonnes !!!

Evidemment, je ne porte pas des hausses pleines que lors des visites de contrôle. Lorsque je vais faire la récolte, la veille, je viens mettre une hausse vide sous les hausses à récolter et je porte encore l'ensemble des hausses 2 fois. Le lendemain, je les enlève et les porte jusqu'à mon véhicule, puis dans la miellerie !

Je suis comptable

En fin d'année, je fais un "bilan" comptable de mon activité. Je suis en micro bénéfice agricole et je n'ai pas besoin de faire une comptabilité détaillée. Mais en revanche, j'ai un cahier de recettes où je note toutes les ventes. Je note aussi mes dépenses pour avoir une sorte de bilan de mon activité. Je ne fais pas de l'apiculture pour que ce soit rentable mais si ma passion peut être auto-alimentée financièrement c'est très bien.
Au moment de la déclaration d'impôts, je note dans les cases 5XB et 5HY le total des recettes.

Je dois faire du démarchage

Ce n'est pas forcément l'activité que je préfère. Pour vendre mon miel, le bouche à oreilles ne suffit plus. Depuis quelques années, je fais des marchés et autres brocantes. J'ai aussi de plus en plus de points de vente (LIEN). Mais avec ma production qui augmente, je dois trouver de nouveaux débouchés. Je vais voir de possibles nouveaux points de vente. Je suis toujours bien accueilli mais souvent le lieu propose déjà du miel d'un autre apiculteur.

Lorsque le possible lieu accepte de proposer mon miel, il faut négocier et je n'aime pas tellement cela. J'adore parler de ma passion pour les abeilles. Parler prix, prix de revient, marge, cela m'intéresse beaucoup moins.
Je cherche toujours de nouveaux points de vente. Si vous en connaissez, ou si vous même êtes intéressés pour proposer mon miel, n'hésitez pas à me contacter.

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